Soeur Rollande Doucet

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En souvenir de S. Rollande Doucet  (1924 - 2009)

«  Je veux me rassasier de ta présence. »
 
« Tu plonges plein d’amour ton regard dans le mien
   tu prêtres l’oreille à nos faibles paroles
   et tu remplis de paix le fond de mon cœur. »
 
Cet extrait d’un poème d’Édith Stein décrit parfaitement le vécu de notre sœur Rollande Doucet. Elle aussi a compté sur le Seigneur pour donner sens à sa vie : semence de petits mots, de petits gestes, de petites choses que Lui, son Père céleste, transforme en fruits d’éternité. Il lui était facile d’avoir confiance en son Père du ciel, en Lui, elle revoyait l’image de son papa qu’elle chérissait tendrement.
 
Devant le tabernacle, elle priait longuement; très tôt levée, elle se rendait à la chapelle et paraissait se rassasier de la présence de Celui en qui elle mettait son espérance. La confidence suivante à une compagne, lève le voile sur ses entretiens avec son Dieu : « Quand je mourrai, disait-elle, je dirai au Seigneur en lui tendant les bras, un bien gros merci de m’avoir sauvée. » C’est en ce Vendredi Saint, jour de la mort du Sauveur, qu’elle put enfin lui exprimer, face à face, toute sa reconnaissance. Au terme de son pèlerinage terrestre, le Vierge Marie demeure pour elle l’Étoile la plus sûre pour la guider au port. Son chapelet ne l’a jamais quittée, passé autour de son cou, enroulé à son poignet, elle récite des « Ave » pour le monde entier.
 
Son passage ici-bas terminé, c’est maintenant la merveilleuse rencontre. Elle va vers Dieu comme à son Père. Que ce témoignage d’une si vive confiance reste dans nos cœurs en souvenir de Sœur Rollande. 

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