La fondation

Une fondation inatendue

Ainsi qu’il en est pour toute fondation, M. l’abbé Elzéar DeLamarre, le supérieur du Séminaire de Chicoutimi, connaîtra à cette occasion, autant de déboires que de surprises.  

1903, à l'aube de la fondation

Nous sommes en 1903. L’année scolaire est terminée, les vacances
d’été touchent à leur fin et l’on s’apprête à rouvrir toutes grandes,
les portes de l’Institution.

Depuis quelques années, les Soeurs de Notre-Dame-du-Bon-Conseil
assument délibérément la tenue matérielle de la Maison, un service
temporaire et généreux qu’elles ne peuvent assurer encore, vouées qu’elles sont à l’Oeuvre de l’enseignement.

De bonne heure à l’automne, elles confient aux autorités, qu’au terme de l’année en cours, on aurait à pourvoir à leur remplacement. Un problème angoissant, s’il en est et qu’on doit solutionner sans trop tarder. M. l’abbé DeLamarre réunit son conseil.

Après un certain temps, on a constaté que sans un coup imprévisible de la Providence et/ou la bonne volonté des unes et des autres, il n’y avait guère de chance de voir surgir la communauté en question.

L'intervention de Mgr Labrecque

Mis au courant de la situation, Son excellence, Mgr Labrecque alors évêque du diocèse, fit à M. l’abbé DeLamarre cette réponse inspirée du Ciel:
«Si aucune communauté n’accepte vos propositions, fondez-en une pour le Séminaire, je vous y autorise».

Cette parole fut le germe de notre Congrégation.

L'abbé Elzéar DeLamarre

Sans délai, ce dernier se mit en campagne, à la recherche de la communauté rêvée, visitant l’une, visitant l’autre, leur exposant, à la lumière de sa foi, les raisons qui motivaient ses démarches.

Épris d’idéal lui-même, sachant vers quel héroïsme il poussait ses recrues, il n’hésitait pas à leur montrer la croix et ses aspérités tout autant que ses retombées de grâces.

Il fallait faire appel à la générosité de leur coeur, à leur sens de l’héroïsme devant un projet quasi irréalisable.

La bénédiction de Dieu aidant, elles sauront abdiquer toute redevance naturelle, pour servir le Christ-Prêtre, dans un amour plein d’exigence et totalement gratuit.

Elles seraient vraiment, par leur dévouement et leurs bons offices «les mères spirituelles» de ces générations de prêtres qui iraient de par le monde se dépenser à la conquête des âmes (et au salut de la société).

Le but essentiel assigné par le Fondateur à ses religieuses, était l’éducation des jeunes en vue du sacerdoce.

 


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