
Mère Marie-de-lEucharistie
Calixte Boily de Chicoutimi
3 janvier 1877 -
7 juin 1971
Cinquième de
la grande famille des treize enfants de Luc Boily et
de Philomène Gauthier ( dit Larouche), de Chicoutimi, Calixte
fut baptisée
à la paroisse St-François-Xavier.
Après quelques
années denseignement, elle opta pour la vie religieuse:
dabord chez les
Soeurs Ursulines, puis chez les Soeurs Grises
de la Charité de Québec, toutes deux quittées
pour raison de santé.
Labbé
Elzéar DeLamarre, ayant en projet la fondation de notre
communauté linvita à coopérer.
Lorsquelle lui
dévoila létat précaire de sa santé,
il répondit simplement;
«Soyez sans crainte,
Dieu vous gardera». En toute confiance,
elle rejoignit les autres aspirantes et devint cofondatrice
de la Congrégation.
Mère Marie-de-lEucharistie
réalisa la devise quelle aimait dire :
«Il faut apprendre
à fleurir là où Dieu nous a plantées
et donner son fruit». Avec grande sagesse et maturité
spirituelle, elle vécut pour lOeuvre des prêtres
:
femme donnée,
attentive à la Volonté de Dieu, très respectueuse
envers
ces Représentants du Christ, soutenue par une solide piété
et une grande fidélité à la Règle.
Malgré un langage
solennel et lent, elle bénéficiait
dun enjouement particulier.
Elle fut une Mère
et une Colonne à lédifice spirituel de la
fondation.

Mère Marie-de-Jésus-Hostie
Alice Martel de St-Jérôme (Métabetchouan)
25 avril 1885 -
27 novembre 1975
Ses parents, Théophile
Martel et Claudia Hudon, donnèrent naissance
à douze enfants, dont Alice fut la sixième.
À peine quelques
années passées dans la région, sa famille
émigra
aux Etats-Unis pour revenir alors qu'Alice est agée de
15 ans.
De prime abord, elle
caressa le désir de rejoindre les Soeurs
Notre-Dame-du-Saint-Rosaire connues à Hébertville,
Lac-St-Jean,
lorsque labbé Elzéar DeLamarre, en quête
de jeunes filles pour la nouvelle Congrégation, lui proposa
de se consacrer à lOeuvre des Séminaires.
Alice prononça
donc, avec ardeur, le OUI qui la fit ressembler à Marie,
en la fête de lAnnonciation, le 25 mars 1904.
Embrasée damour
pour le Seigneur, lInstitut et lOeuvre,
Mère Marie-de-Jésus-Hostie imprégna ses entretiens
de surnaturel,
invitant ainsi au don total.
Douée dune
intelligence supérieure, dun jugement droit et dune
volonté
forte harmonisée par une vie intérieure intense,
elle sût guider la petite
Communauté de longues années durant dune façon
éclairée,
en bergère aimante et dévouée.

Mère Marie-du-Calvaire
Odile Tremblay de St-Alexis de Grande-Baie
17 août 1884
- 10 février 1968
Le dix-sept août
1884, cest une grande joie chez Elie Tremblay
et Philomène Blackburn.
Odile, la quatrième
des quatorze enfants, naissait.
Elle avait seize ans
quand sa famille vint sétablir à Chicoutimi.
À ce moment-là, M. labbé Elzéar
DeLamarre se présenta au domicile
des Tremblay pour parler de son projet de fondation
de la nouvelle Congrégation.
Demblée,
elle accepta et répondit à cet appel, car, depuis
quelque temps,
elle caressait lespoir dentrer en communauté.
Dun caractère
fort, elle avait un coeur dor,
une âme généreuse, spirituelle et enjouée.
Religieuse exemplaire
dans le respect envers lAutorité, elle était
aussi
très fidèle aux observances.
Dun dévouement
à toute épreuve, elle se dépensa à
la confection du pain
dautel pendant au moins vingt-cinq (25) ans.
Pour elle , la chapelle nétait jamais assez bien
décorée
pour les fêtes liturgiques.
Son union à
Dieu se manifestait par son recueillement
et son grand attachement à la Congrégation quelle
servit de tout coeur.

Mère Saint-Louis-de-Gonzague
Délia Plourde de St-Jérôme ( Métabetchouan)
19 janvier 1884
- 14 juin 1977
Délia avait
vingt ans lorsque
M. labbé Elzéar
DeLamarre rendit visite au foyer de André Plourde
et Philomène Tremblay.
Labbé
parla dun projet de fondation de Congrégation
pour lOeuvre du Séminaire mais Délia y manifesta
peu dintérêt devant
la grande tâche quelle laisserait à sa mère,
étant la neuvième
dune famille de treize enfants.
Cependant, elle répondit
à lappel et donna sa vie à la Cause :
«au service des prêtres».
La douceur dans la
fermeté caractérisa ses années comme supérieure,
assistante et secrétaire de la Congrégation.
Dans lensemble
de sa vie, se dégageait un cachet de vertu,
daustérité et de mystère.
Sa grande dévotion
à Marie, la incitée à demander que
la Congrégation,
au début sous le patronage de saint Antoine, le soit aussi
sous celui
de la Vierge; doù lappellation de
de Marie.

Mère Sainte-Clémence
Magna Larouche de Grande-Baie
6 janvier 1883-27
avril 1960
Fille de Benjamin Gauthier
dit Larouche et de Julie Tremblay,
Magna est la deuxième dune famille de onze enfants.
A vingt ans,
elle sollicite son admission au postulat des Petites Franciscaines
de Marie,
à Baie-St-Paul, Charlevoix.
À la suite dune
rencontre avec labbé Albert Gauthier, alors ecclésiastique
au Séminaire, elle modifie son choix et entre chez les
Soeurs
de Notre-Dame-du-Bon-conseil.
Elle les quitte pour
rejoindre les jeunes filles que labbé Elzéar
DeLamarre
orientait pour relayer cette Congrégation qui assurait
alors les services
ménagers du Séminaire.
Douée dune
nature riche, ardente, généreuse et entreprenante,
elle doit, non sans contrainte mais à la suite du Christ,
sacrifier ses goûts et ses désirs.
Elle raisonne avec
force mais sans emportement.
Dès le début de sa vie religieuse, elle contracte
une maladie,
leczéma, quelle accepte dans la plus grande
fidélité
et avec beaucoup damour de Dieu.
Femme courageuse et
donnée à lOeuvre des Séminaires,
telle est limage quelle laisse.

Mère Marie de Saint-Jean-de-la
-Croix
Amanda Roy dHébertville
1 décembre
1882 - 31 décembre 1914
Elle a douze ans quand
ses parents, Ovide Roy et Louise Girard achètent
une terre à St-Coeur-de-Marie et décident dy
installer leur grande famille
composée de huit enfants.
Dès lâge
de dix-huit ans, une grave maladie conduit Amanda aux portes
du tombeau mais les bons soins la remettent sur pied assez pour
tenter
un essai dans la vie religieuse.
Elle a vingt ans lorsquelle
entre au couvent des Soeurs
de Notre-Dame-du-Bon-Conseil et ny demeure
que quatre mois comme postulante.
Elle les quitte donc
pour sunir au petit groupe formé
par labbé DeLamarre en vue de la nouvelle communauté.
De caractère
tranquille, très effacée, elle accomplissait sa
tâche
journalière avec fidélité et sans bruit.Malgré
sa santé déficiente,
elle prenait part à toutes les activités de la jeune
communauté
avec un entier dévouement et une parfaite bonne volonté,
ce qui lui valut la faveur dêtre comptée au
nombre des cofondatrices
de la Congrégation et en être considérée
comme pierre dassise.
Elle décède
de tuberculose après onze ans de vie religieuse.

Mère Marie-de-Saint-Michel
Joséphine Gignac de Portneuf
10 septembre 1878
- 13 février 1963
Joséphine, fille
unique, a grandi
dans un milieu masculin ayant dix-sept frères.
Pendant son adolescence,
elle est devenue orpheline de son papa
Félix Gignac, elle est donc demeurée avec sa mère
Marcelline Dusseault.
Cette dernière
lamenait à Chicoutimi, de temps à autre,
visiter son fils, chef de gare à ce moment-là.
À vingt-cinq
ans, elle est entrée au monastère des Soeurs
de Notre-Dame-du-Bon-conseil, sans doute rencontrées en
ces occasions.
Devenue novice, elle
fut choisie pour oeuvrer au couvent près
du Séminaire de Chicoutimi où sa communauté
assurait les soins
domestiques de lInstitution.
À linstar
de quelques compagnes, Joséphine sallia au groupe
des futures
Soeurs de Saint-Antoine-de-Padoue et prit rang
parmi les mères cofondatrices.
Ses supérieures
dalors regrettèrent cette fervente novice.
Douce et effacée, sans esprit dambition, elle était
toujours prête
à accomplir nimporte quelle besogne, prévoyante
dans les moindres détails, elle réussissait à
boucler tout travail en suspens.
Son bonheur et sa joie
grandissaient au fur et à mesure
des services rendus.
Soeur St-Michel se
possédait entièrement et se comportait toujours
dune manière digne de son état de vie.
«Mère
des petites besognes» fut son titre de gloire.